Match amical
Rami et Taarabt toujours indécis
2009-01-30 03:03:49
Par:
Ismael.B.H
Présélectionnés avec les Lions de l'Atlas, Adil Rami et Adel Taarabt vont devoir trancher. Ces binationaux ne cachent pas la difficulté du choix qui leur est imposé…
Dans un entretien accordé ce jeudi à www.football.fr, Adel Taarabt, le milieu franco-marocain des Spurs de Tottenham a fait savoir qu’il n’avait pas encore arrêté son choix de sélection
« Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je me suis laissé le week-end pour réfléchir et je donnerai ma réponse en début de semaine. En tout cas, je ne peux pas dire que je suis indifférent à l'appel de Roger Lemerre. » Adil Taarabt, ancien international français des moins de 19 ans, fait partie de la liste de 32 joueurs présélectionnés pour affronter la République Tchèque, le 11 février prochain à Casablanca.
Avec ou sans Rami ? Au même titre qu’Adel Taarabt, Adil Rami, le défenseur de Lille, fait partie de la liste élargie pour le match contre les Tchèques. A la différence près que cette fois, Rami va devoir se mouiller. C'est-à-dire signifier si oui ou non, il est prêt à devenir un Lion de l’Atlas. Car son dossier apparaît beaucoup plus sensible que celui de Taarabt. Pourquoi ? Parce qu’Adil Rami a déjà refusé des convocations à la fois d’Henri Michel (en décembre 2007) et de Roger Lemerre (en août 2008). Surtout qu’entre-temps, Rami a revêtu, en amical, le maillot de l’équipe de France A’ contre le Mali (3-2) en mars dernier. Qu’Adil Rami sache seulement, qu’à l’heure actuelle, il a toujours le choix. Le Maroc ou la France ? La France ou le Maroc ? Rami a son destin international entre ses mains. Un luxe. La dernière déclaration en date de l’intéressé est parue dans Aujourd’hui Sport : « Je n’ai pas encore fait de choix, j’ai besoin encore de progresser pour me déterminer. Tout est allé tellement vite ces dernières années… La Ligue 1 avec Lille, l’intérêt médiatique qui a suivi, le match avec les A’. Au fond, j’ai besoin de digérer tout cela et de prendre un vrai temps de réflexion avec mon entourage proche, notamment ma sœur. (…) Je suis imprégné d’une double culture. Si, demain, je progresse et que j’ai les qualités pour jouer en équipe de France, ça pourrait être une immense fierté de représenter les Marocains chez les Bleus, un peu à l’image de Zidane avec les Algériens. On va laisser faire le mektoub (« destin », en arabe). » En gros, Adil Rami botte en touche et cherche à gagner du temps. Cependant, la patience a des limites. Dans l’intérêt de chacun, il serait donc bien qu’il indique son choix définitif. De cette manière, il mettrait au moins fin à un suspense insoutenable.